LES HAUTS DE HURLEVENT, Emily Brontë

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Le temps d’un article je m’attaque modestement à la tâche de critique littéraire en herbe. J’ai terminé il y a de cela deux semaines, le livre, Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë, grand classique du romantisme anglais. Je vais vous donner mes impressions sur ce livre, et je tiens simplement à vous informer pour ceux qui voudraient voir le film que mon post risque de spoiler quelque peu l’histoire étant donné que le long métrage avec Kaya Scodelario fait l’impasse sur tout le début et la fin du bouquin.

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L’histoire. Gimmerton, dans la campagne anglaise. Mr Lockwood vient séjourner à Thrushcross Grange. Il fait alors la rencontre de Mr Heathcliff, propriétaire de la Grange et de Hurlevent, le domaine voisin. Celui-ci vit avec un jeune homme aux manières rustres, Hareton Earnshaw, ainsi que sa belle-fille à l’air hautain, Mrs Catherine Linton Heathcliff. Une atmosphère pesante et un climat de haine règnent dans la demeure. Cette étrange famille va attiser la curiosité de Mr Lockwood qui va demander à la servante de Thrushcross Grange, Hélène Dean, de lui conter le récit des Hauts de Hurlevent, et de la mystérieuse Catherine Earnshaw, personnage disparu pesant encore dans la mémoire d’Heathcliff comme un tumultueux souvenir…

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Autre adaptation cinématographique des Hauts de Hurlevent

 

 

Je ne me risquerai pas à remettre en question la qualité de l’œuvre étant donné qu’il s’agit d’un classique, ce serait absurde (ce serait un peu comme remettre en question le goût exquis des crêpes au Nutella ou le légendaire moonwalk de feu Michael). Bien qu’ayant beaucoup aimé le livre, j’ai malgré tout un sentiment étrange envers ses personnages. L’auteur des Hauts de Hurlevent dépeint ici des êtres aux défauts exacerbés ; on en oublierait presque parfois que la cruauté des uns n’a fait qu’inciter la descente aux Enfers des autres, les avilissant à leur dépens. J’ai peiné à tenir compte des circonstances atténuantes sans lesquelles les personnages n’auraient pas couru à leur perte si bien que j’ai l’impression de n’avoir de considération que pour un très petit nombre de protagonistes.

L’histoire d’amour étant pourtant centrale dans le roman, la soif de vengeance perpétuelle des personnages nous en ferait presque oublié les bons sentiments et l’humanité mises à mal par des années d’histoires familiales chaotiques. Les moments de bonheur sont peu mis en avant, on est bien loin de la belle historiette de conte de fée, comme si la mort et la souffrance restaient l’inévitable finalité de tous les personnages. Néanmoins la complexité des protagonistes est passionnante et l’intrigue trouve encore et toujours au rythme des pages un nouveau souffle qui tient en haleine du début à la fin. On entre parfaitement dans l’atmosphère pesante du livre, comme si on traversait à son tour les landes brumeuses de la campagne anglaise et qu’on assistait aux relations houleuses qui sévissent sous le toit de Hurlevent.

Petite astuce pratique, en début de lecture, il faut scruter l’arbre généalogique tous les deux paragraphes pour comprendre qui est qui, marié avec qui, sœur de qui, cousin de qui, parce que croyez moi c’est le… Bordel ! Sachant qu’un des personnages n’a pas de nom de famille mais que son nom devient le nom de famille d’une personne qui elle, donne son nom de jeune fille comme prénom à son fils, prénom qui est aussi le nom de famille de sa cousine… C’est bon vous voyez le tableau ? Les Hauts de Hurlevent n’est pas le genre de livre qu’on lit en sirotant un mojito et en écoutant à moitié le dernier épisode de Pop Star en se faisant les ongles de pied. Il se lit bien mais demande un minimum d’attention. Ce que j’aime par-dessus tout dans ce genre de livre, c’est le lyrisme de la vieille littérature, les descriptions poétiques et les dialogues théâtraux, un délice !

L’adaptation de ce classique en film il y a de cela deux ans avec dans un des rôles principaux, l’actrice de la deuxième génération de Skins, Kaya Scodelario, a bien entendu attisé ma curiosité et j’avoue avoir été un peu déçue, on y perd complètement la profondeur des dialogues omniprésents dans l’ouvrage ! Esthétiquement superbe, le film manque quand même un peu de fond et toutes les émotions y sont basées sur le visuel.

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emma-watson-et-kaya-scodelario-une-petite-sortie-au-resto♡ Point people : le saviez-vous ?

Dans la vie, Emma Watson et Kaya Scodelario sont supers potes !

 

 

 

kayascodelario007♡ Point glamour :

Série de photos de Kaya Scodelario, cette petite en a d’la gueule !

 

 

 

 

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3 réflexions sur “ LES HAUTS DE HURLEVENT, Emily Brontë ”

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