P A R I S

prayforparis

Je ne voulais pas faire de post à ce sujet, puis j’ai eu envie d’en faire un, oh et puis finalement non. Je ne savais plus trop. Je ne rentre jamais dans ce genre de grand mouvement, du moins je m’exprime rarement ouvertement sur le sujet. Je ne suis pas une grande révolutionnaire, ni une sentimentaliste exacerbée. Pourtant je suis une grande émotive, beaucoup de choses me touchent, me bouleversent même. Mais je garde tout bien au fond, façon poker face, je suis un peu mal à l’aise vis à vis de mes propres émotions, surtout aujourd’hui, parce que j’ai la chance d’être encore là, et mes proches également, tous sains et saufs. J’ai lu et vu beaucoup de choses ici et là, des polémiques, des jugements. Certains disent qu’on ne devrait parler que de ça, par respect. D’autres qu’on devrait avancer, et parler du positif. Certains disent qu’on est autocentré sur notre malheur alors que des étudiants meurent au Kenya. Au-delà de toutes les élucubrations, les dérives et les critiques, certaines réactions m’attristent, d’autres me gagnent à leur cause. Je suis ballotée à droite à gauche en haut en bas.

Je respecte la décision de chacun, mais j’ai décidé de ne pas avoir honte d’être triste. Une personne de l’entreprise dans laquelle je travaille est décédée vendredi au Bataclan, l’hommage que nous lui avons rendu m’a bouleversé, et je n’en ai pas honte. Non je ne le connaissais pas, mais j’ai de la peine. Le deuil que beaucoup lui portent m’a ramené à toute la peur que j’ai ressentie pour mes amis vendredi, la boule au ventre, ne pas réussir à fermer l’oeil alors que je venais à peine de quitter Paris pour le week-end.

Alors pourquoi ce post ? Les idées s’embrouillent un peu dans ma tête, je ne veux pas entrer dans une quelconque polémique, seulement parler un peu avec vous, partager ce que j’ai ressenti, ce que vous avez sans doute ressenti aussi. J’ai l’impression de marcher sur des oeufs. Pourquoi écrire de manière un peu brouillon, des mots pêle-mêle, des idées en vrac, tout simplement parce que j’en avais besoin je crois. Je refuse d’avoir peur de sortir et de vivre, mais j’avoue avoir eu un peu peur de m’exprimer. J’ai pris mon courage à deux mains, des mains tremblantes, hésitantes, et ça soulage. Aussi, je n’avais pas le coeur à vous parler de mes vacances au Cap Vert. Je le ferai bien sûr, j’ai tellement de belles choses à vous montrer. Mais pour l’instant les mots me manquent. Alors avec toute l’humilité dont je puis faire preuve et n’ayant pas forcément trouver les mots justes, je vous invite à lire la dernière newsletter envoyée par My Little Paris, qui m’a beaucoup touché, en cliquant ici.

Et à ceux qui ont décidé de parler d’autres choses, de tout, de rien, ne rougissez pas et continuez à nous faire sourire ! Je tâcherai de me rattraper dans les jours qui viennent.

heart

First pic : Justine Paper

3 réflexions sur “ P A R I S ”

  • 17 novembre 2015 à 5 h 09 min
    Permalink

    Il n’y a pas de honte à être ému par un drame et encore moins à vouloir le montrer et partager ses émotions. Et il n’y a pas de hiérarchie dans la douleur. A partir du moment où la vie d’un innocent est ôtée pour une cause absurde et barbare, nous sommes en droit de nous interroger, d’avoir peur, et de pleurer.
    Je pense à toi très fort ma belle et te souhaite une douce semaine quand même.
    Je t’embrasse !

    Réponse
  • 18 novembre 2015 à 8 h 50 min
    Permalink

    tout le monde a été ému par ce terrible évènement qui nous touche…dur dur
    bisous à toi

    Réponse

Laisser un commentaire