Louis Vuitton, le protecteur des belles choses

On oublie souvent que Louis Vuitton était un malletier de génie avant d’être une marque emblématique. Je sors tout juste de l’exposition Louis Vuitton – Marc Jacobs qui se termine ce week-end au musée des Arts Décoratifs, rue de Rivoli. J’ai été charmée par la ballade enchantée offerte par les histoires mises en parallèle du fondateur de la marque au monogramme légendaire et du plus célèbre des directeurs artistiques de la célèbre maison. Débauche de lumières, de couleurs et de fonds sonores captivants emportant le spectateur dans la traversée de deux mondes si différents, et pourtant si enchevêtrés.

Le chapitre Louis Vuitton commence par une plongée dans la garde-robe d’une dame du 19ème siècle. Croyez-moi, leur toilette n’avait rien à envier à la panoplie très contemporaine que nous réussissons à trimbaler tout au long de la journée dans notre sac à main. Des vêtements de poupée aux robes de lady, on découvre pas à pas l’étendue de l’élégance féminine et comment Louis Vuitton a su prendre soin de ces trésors de coquetterie grâce à un savoir-faire hors du commun. Des malles de qualité pour prendre soin du luxe parisien naissant.

Quelques marches grimpées et l’on plonge dans une décadence de psychédélisme et d’inspirations en fushia, luxure et animations édulcorées. Quel rapport entre Bob l’éponge, Paris Hilton façon Andy Warhol et les films des années 80? Marc Jacobs. Des vidéos sans queue ni tête qui nous transportent pourtant dans la tête de l’extraordinaire directeur artistique. Les animaux reprennent leurs pelages et leurs habits de lumière, les chaussures étincellent et les miroirs plongent notre regard dans une mise en abîme haute couture. Et l’on peut lire les propos du créateur, toujours fervent défenseur de l’authenticité Vuitton, malgré l’excentricité avec laquelle il a su peindre les nouvelles collections de la marque depuis 1997. La modernité s’ancre, le monogramme reste. Un bel hommage à deux génies, que tout opposait et que l’histoire a rassemblé.

[Photos interdites au musée, pas de chance! Celles-ci sont donc tirées d’internet à mon grand regret]

 

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