CINEMA // Des longs métrages passés au peigne fin

The Place Beyond the Pines

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THE+PLACE+BEYOND+THE+PINES+PHOTO3Ça commence avec un Ryan Gosling blond peroxydé, biceps surgonflés, un brin cracra et le body d’athlète tatoué. Avec un début comme celui-là, vous pensez que je vais tout bêtement m’attaquer à la tâche on ne peut plus facile pour une jeune fille en fleur comme moi qu’est celle de faire un pamphlet enflammé en hommage à Ryan. Eh bien malgré mon adoration pour le bel apollon, je vais bel et bien vous parler du film ! On retrouve ici un long métrage bien découpé, trois parties distinctes qui abordent chaque personnage clef tout en suivant le prolongement d’une intrigue bien ficelée. Des émotions maitrisées, loin d’être larmoyant ou de tomber dans l’extrême violence, on y suit des personnages profonds, en souffrance, entre culpabilité et espoir d’une vie meilleure. J’ai beaucoup aimé l’intensité des regards, des comportements émotionnellement forts entre malaise et pesante fragilité. Des personnages sur le fil du rasoir en somme pour une histoire bien menée.

L’histoire : Luke (Ryan Gosling), en apprenant qu’il est père d’un bébé de un an, Jason, décide de quitter sa vie de pilote de moto dans un numéro de cascadeur itinérant, pour s’installer auprès de la mère de l’enfant qu’il a rencontré un an auparavant, Romina (Eva Mendes), tombée enceinte alors qu’il repartait le long des routes. Mais celle-ci a refait sa vie et il décide, pour subvenir à ses besoins et ainsi la récupérer, de braquer les banques des alentours. Mais tout se complique alors que son chemin croise celui de Avery Cross (Bradley Cooper) un agent de police avide de reconnaissance. Je ne vous en dis pas plus afin de ne pas spoiler…

Avec un film dans lequel s’enchaînent les malheurs comme celui-là, je m’attendais à une fin un tantinet plus réjouissante. Ce que j’en retiens surtout c’est cette victoire de la lâcheté et de la soif de pouvoir au détriment de la justice, ou comment certaines personnes arrivent à vivre avec leur mensonge et leur culpabilité. Une belle allégorie de la réussite à tout prix.

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Le Monde Fantastique d’Oz

OZ THE GREAT AND POWERFUL

le-monde-fantastique-d-oz-photo-01Je suis aussi allée voir au cinéma Le Monde Fantastique d’Oz, et en 3D s’il vous plaît. Moi qui était encore quelque peu sceptique quant à l’intérêt de la 3D dans certains films, surtout quand vous sortez de la salle avec un mal de tête digne d’un lendemain de soirée, je dois dire que je l’ai trouvé très bien exploitée pour ce long métrage là.

L’histoire : Oscar Diggs (James Franco), un illusionniste qui se fait passer pour un brillant magicien pour gagner sa vie dans un cirque itinérant, se retrouve catapulté par accident dans le monde d’Oz, un pays enchanté où sévit une méchante sorcière avide de pouvoir cherchant à reprendre le trône du royaume. Mais c’est sans compter sur la foi inconditionnelle que vouent les habitants du pays au magicien de la légende, destiné à détruire la vile jeune femme, le magicien d’Oz. Dès l’arrivée d’Oscar, surnommé Oz, ils vont aussitôt voir en lui le magicien de la légende et compter sur son talent pour vaincre la sorcière. L’illusionniste, avide de gloire et d’argent, va donc se laisser prendre au jeu et tâcher de remplir sa mission pour en récolter les bénéfices, la fortune et le pouvoir.

Le film est esthétiquement superbe, des couleurs, des effets visuels assez impressionnants, il est clairement fait pour être vu en 3D et c’est donc ce que je vous conseille ! Pour ce qui est du reste, une œuvre bien dosée en humour et féérie pour passer un bon moment sans se prendre la tête avec le dossier à rendre pour le lundi matin. Je n’irai pas jusqu’à dire le film de l’année, mais un agréable remède contre la monotonie ! De l’humour et un peu de magie, il n’en faut pas plus pour passer un bon moment.      

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Les Croods

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Après Tiana, Raiponce et Merida, l’image un peu naïve et gentiment simplette des héroïnes Disney en prend encore un sacré coup avec Les Croods. Là on passe carrément à la vitesse supérieure avec une jeune fille à la voix grave, les cheveux hirsutes et le comportement d’un chihuahua contaminé par la rage ; et pour cause Eep et sa famille sont des hommes de Cro-Magnon. La tribu un brin déjantée vit dans sa caverne à l’abri du moindre dérapage jusqu’au jour où ils sont contraints de quitter leur cocon et de s’aventurer à l’extérieur, là où le danger les assaille de toute part.

Eep, dont la voix américaine n’est autre que celle de la jolie Emma Stone ; jeune fille curieuse et entêtée, va être confrontée au comportement surprotecteur de son père, effrayé par tout ce qui l’entoure et pourrait menacer sa famille (sauf sa belle-mère dont il aimerait se débarrasser).

Mon verdict : un film d’animation qui roule ! Très drôle, des personnages hilarants et survitaminés, visuellement top, pourrait-on dire le contraire d’un Disney-Pixar me direz-vous, mais il est important de le souligner ! Et en plus… il y a un PARESSEUX ! Le digne héritier de Sid dans l’Âge de Glace, j’ai nommé Belt (ceinture à ses heures perdues), que je vous avais déjà présenté d’ailleurs, fait honneur à son petit peuple.

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Le monde de Charlie (The Perks of Being a Wallflower)

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theperksofbeingawallflowerJe ne l’ai pas vu au cinéma n’ayant pas eu l’occasion d’aller le voir quand j’étais à Paris mais je n’en ai pas moins rattrapé mon retard. Le Monde De Charlie, un film qui m’a littéralement séduite. On y découvre une belle histoire d’amitié ou l’unité renforce les cœurs blessés par la différence et le rejet. On est contraint de voir en face cette espèce de tyrannie terrible des jeunes années, ce régime de castes scolaires dominé par les plus forts, écrasant les plus fragiles sur leur passage dans la cruauté ou pire, l’indifférence. Et pourtant dans ce milieu hostile, certains marginaux gardent la tête haute au milieu de leurs féroces camarades, masse régie par la notion de popularité, et vont prendre sous leur aile un jeune garçon fragilisé par la vie.

Patrick (Ezra Miller) et sa demi sœur Sam (Emma Watson), deux personnages hauts en couleur, vont se lier d’amitié avec Charlie (Logan Lerman), nouveau venu bien vite jugé par ses camarades comme étant un looser de plus dans l’univers difficile du lycée. Mais grâce à ces deux énergumènes au grand cœur, Charlie va bien vite découvrir que la vie peut être bien plus douce qu’il ne le pensait, et ainsi faire un grand pas avant dans l’acceptation des épisodes les plus douloureux de son passé. 

Une seule chose à dire, regardez ce film, c’est une petite merveille !

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NB : Je vous avouerais en toute franchise que commencer ce post par une photo de Ryan Gosling est loin d’être déplaisant. Cette parenthèse étant faite, bon visionnage !

Paresseusement,

beltthecroods

11 réflexions sur “ CINEMA // Des longs métrages passés au peigne fin ”

    • 6 mai 2013 à 11 h 51 min
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      J’espère que tu le trouveras bien drôle aussi ! 🙂

    • 6 mai 2013 à 11 h 51 min
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      Ce sera pas faute d’avoir eu du beau mâle devant les yeux pendant toute la séance au moins 😉

  • 19 avril 2013 à 11 h 10 min
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    Et dire que j’ai loupé le monde de Charlie :/ voila ce qui arrive quand on attend de trop pour aller au ciné ^^

    Réponse
    • 6 mai 2013 à 11 h 52 min
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      Tu peux encore te rattraper je pense ! 😉

  • 19 avril 2013 à 15 h 13 min
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    Hannn le monde de Charlie j’ai adoré également, je l’ai vu dans l’avion et j’ai passé un superbe moment

    Réponse
    • 6 mai 2013 à 11 h 52 min
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      Tu m’étonnes tu n’as pas du voir le temps passer !

  • 22 avril 2013 à 15 h 53 min
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    Je ne peux rebondir que sur ta 1ere critique puisque je n’ai pas vu les autres films : j’ai été assez déçue par The Place beyond the pines, j’ai trouvé les 2e et 3e parties trop longues et beaucoup moins intéressantes (pas seulement parce que Ryan Gostling n’y était pas :p), je trouvais le fils de Bradley Cooper (j’ai oublié le nom des personnages) peu crédible car trop caricatural et j’ai été assez déçue par le jeu d’acteur de Bradley Cooper qu’on disait être dans « son meilleur rôle », etc.
    Bref, ce n’est pas, selon moi, un film à voir absolument.

    A.

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    • 22 avril 2013 à 20 h 18 min
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      Comme quoi la perception d’un film peut changer d’une personne à une autre 🙂
      Je ne l’ai pas mentionné mais c’est vrai que je suis d’accord avec toi sur le côté caricatural du fils de Bradley Cooper et le côté un peu long des deux dernières parties
      Mais j’avoue avoir de manière générale été plutôt séduite par le film et le jeu d’acteur
      Merci pour ta critique très constructive ! 🙂

    • 23 avril 2013 à 18 h 35 min
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      En me relisant, je me rends compte que j’ai l’air d’avoir détesté le film. J’ai peut-être été un peu dure dans mon commentaire ; j’ai quand même passé un bon moment en regardant ce film qui reste un bon film malgré certains défauts (selon moi) que j’ai évoqués dans mon commentaire ci-dessus, je m’attendais simplement à mieux (je suis exigeante :p).

      A.

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