CINÉMA // LA FAMILLE BÉLIER // THE ZERO THEOREM

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lafamillebelier_afficheLA FAMILLE BÉLIER

Hormis la bande originale du film (chipée à Michel Sardou) qui me fait hérisser les poils de bras et fait pleuvoir une cascade de larmichettes de mes yeux inconsolables, La Famille Bélier de Eric Lartigau a tout pour faire sourire et donne une belle leçon de courage. On l’a à plusieurs reprises associé à Intouchables, et c’est vrai que dans la lignée du grand succès français d’il y a 3 ans, La Famille Bélier s’inscrit avec brio dans la série des films qui nous aident à dédramatiser la vie. Pour autant, il m’a procuré un sentiment tout à fait différent. Le topo : Paula Bélier, 16 ans, est la fille aînée d’une petite famille d’agriculteurs. Paula est aussi la seule membre de la famille à être entendante. Ses parents et son petit frère sont tous les trois sourds muets. D’un grand soutien auprès de ses parents dans leur vie quotidienne, Paula est une jeune fille au caractère bien trempé mais reste très introvertie au milieu de ses camarades. Lorsque son professeur de chant repère son potentiel extraordinaire, difficile pour Paula de se décider à en parler à ses parents, qui pourraient difficilement comprendre son engouement pour quelque chose, qu’ils ne pourront jamais connaître…

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Au-delà de dépeindre les difficultés en société d’une famille sujette à un lourd handicap, La Famille Bélier est une fresque familiale touchante et drôle. Parce qu’on y vit les aventures rocambolesques vécues par cette famille jour après jour, entre quiproquos, extravagance des parents, et situations gênantes. On y contemple aussi les problèmes plus courants d’une adolescente soumise au dilemme de l’avenir, rester le pilier d’une famille qui se repose un peu trop sur ses frêles épaules, et vivre ses rêves, affronter la vie et se défaire du poids de certaines responsabilités, qu’elle a eu bien trop tôt à endosser. On y comprend la difficulté que peut avoir un enfant à dire à ses parents « Je pars », la douloureuse décision d’assumer ses choix et de quitter le nid. Et non moins difficile dans un contexte si particulier. 

Je salue les personnages hauts en couleurs, l’histoire si touchante, et les acteurs, parfaits ! Chapeau bas à la petite révélation du film, Louane Emera, participante de The Voice en 2013, qui nous offre des débuts très prometteurs sur grand écran !

Et parce que je ne pouvais pas ne pas terminer avec cette chanson…

 

zerotheoremTHE ZERO THEOREM

Dans un tout autre registre, on passe à un film futuriste psychédélique complètement barré qui questionne le sens de la vie. Tout un programme me direz-vous ! On est là sur un film qui fera beaucoup de sceptiques je pense, mais si vous êtes curieux et aimez les films un peu loufoques, je vous le conseille, et qui plus est, le casting est alléchant, Christoph Waltz (le magistral) donne la réplique à Mélanie Thierry et Matt Damon dans ce tourbillon malsain et inquiétant. Le film est sorti au cinéma il y a quelques mois et est maintenant dispo en DVD. Session de rattrapage donc !

L’histoire : Qohen Leth est un homme solitaire et craintif vivant dans une chapelle abandonnée dans un Londres futuriste et chaotique. Il travaille pour une entreprise gérée par un mystérieux et puissant individu appelé Management. Alors qu’il attend depuis des années un appel devant lui révéler le sens de la vie, Qohen est assigné par Management à la réalisation d’un projet secret bien particulier. Dès lors, il passe ces journées enfermé chez lui à essayer désespérément de trouver la solution au théorème Zéro, théorème qui permettrait de prouver que tout ne mène à rien, et que la vie n’a donc aucun sens.  Mais alors qu’il s’épuise à essayer de résoudre des équations sans queue ni tête à longueur de journée, il va rencontrer des personnages qui vont bousculer son quotidien et ses certitudes.

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En écrivant puis en relisant, j’ai l’impression d’avoir pris de la drogue en vous racontant le synopsis. Mais non non, c’est le speech. Alors que dire, le scénario est intéressant et pousse à la réflexion. Le personnage principal, torturé et miséreux est parfaitement interprété par Christoph Waltz (mais pourra-t-on jamais reprocher la moindre chose à son jeu d’acteur). La moral est pertinente, à l’heure où nous sommes d’éternels insatisfaits, toujours en quête d’un sens, d’un but, sans prendre conscience qu’à trop chercher une raison de lutter on passe à côté du présent et des plus belles choses qui pourraient nous arriver. Pour ce qui est de la mise en scène et de l’univers façonné par Terry Gilliam, il est parfois difficile d’accrocher au délire excentricodramatique du réalisateur, qui laisse parfois un peu perplexe. On y retrouve une espèce d’euphorie édulcorée style Le Cinquième Élément mais la magie semble beaucoup moins opérer. Peut-être le côté pathétique du personnage de Qohen en a-t-il fait pâlir le décor. Un peu sceptique mais moyennement déçue donc, du très bon dans ce film qui mérite quand même de s’y attarder !

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4 réflexions sur “ CINÉMA // LA FAMILLE BÉLIER // THE ZERO THEOREM ”

  • 3 janvier 2015 à 7 h 21 min
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    looks like a wonderful movie!

    <3

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  • 3 janvier 2015 à 17 h 50 min
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    J’ai également vu La famille bélier, j’ai trouvé que c’était une histoire très touchante et j’ai aimé le film.
    Par contre, j’ai été un peu « déçue » car en entendant toutes les critiques du film, je m’attendais à aimer plus le film!

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  • 4 janvier 2015 à 4 h 58 min
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    Je n’ai pas encore vu la famille bélier,il faut que je traîne une copine au ciné pour aller le voir !
    Bisous et bonne année !

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